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Comment bien choisir les premières chaussures de nos tout-petits ? 

« Mon bébé ne fait pas de quatre-pattes, est-ce normal ? » – « Il a 17 mois et ne se lâche toujours pas, va t’il marcher un jour ? » – « Dois je lui mettre des chaussures pour l’aider à marcher ? » Le développement (psycho)moteur du tout-petit est souvent une question centrale qui préoccupe les parents.

Bien que l’apprentissage de la marche soit propre à chaque enfant, la question du chaussage est une notion qui arrive souvent bien avant la survenue des premiers pas de nos bambins.

En termes de chaussures pour bébé, on entend tout et son contraire. Alors, aujourd’hui, on fait le point sur les “bonnes chaussures” à mettre aux jolis pieds de nos têtes blondes ! 

Les débuts de la marche 

Tout d’abord, rappelons que la marche dite autonome survient généralement entre 10 et 18 mois. C’est seulement au-delà de 18 mois que l’on parle de retard d’acquisition à la marche. 

Ensuite, comme je le précisais dans l’article « Fuyons le Youpala » que je vous invite à lire, la marche est un long processus. Ce dernier demande au bébé d’expérimenter et de ressentir des points d’appuis solides. La marche s’installe grâce à la maturation progressive des systèmes nerveux et musculosquelettiques (articulation, tendons, muscles…) du corps. 

Quand le bébé commence à se déplacer, il est normal qu’il adopte des postures particulières. Ce sont des postures de transition. Jambes écartées, appuis sur la pointe des pieds, pieds en dedans, déséquilibres multiples… Rien de plus normal !

Ce sont toutes ces informations sensori-motrices qui vont paver le chemin vers une marche autonome. Tout va s’installer petit à petit. Ainsi, la marche d’un bébé de 2 ans sera différente de celle d’un jeune de 8 ans. La marche va maturer avec des mois voire années de pratique ! Oui, oui, la maturation et le passage d’une étape à une autre prennent du temps. 

De quoi ont besoin ces petits pieds explorateurs ? 

Semelle rigide ou souple ? Chevilles maintenues bien serrées ou libres ? … 

De quoi ont réellement besoin nos pieds ? 
Quelques tips pour s’y retrouver.

Je le répète mais l’enfant a besoin de construire des appuis solides. Pour cela, il a entre autres besoin de sentir ses appuis plantaires, de les expérimenter et de les (faire) vivre.

Comment ? En étant libre de ses mouvements !

Le pied d’un bébé contient plus de chair et de cartilages que d’os. La voûte plantaire n’est pas formée. C’est ce qui le rend si flexible. C’est même l’ensemble du pied et de la cheville qui va se former petit à petit en synergie, au fil des expérimentations. 

Le pied a donc besoin d’être en contact avec le sol pour construire ses appuis. C’est comme cela que le bébé va comprendre comment il fonctionne. Le pied doit bouger, ressentir, expérimenter différents types de sol pour se développer et stimuler ses récepteurs sensoriels. 

La cheville doit, elle, développer son potentiel d’articulation. Pour cela, elle doit se muscler, se renforcer et apprendre à se soutenir d’elle-même. Ce sera le cas via une liberté totale de mouvement. La cheville a ainsi besoin de mouvement pour que les muscles et les ligaments travaillent ensemble ! 

Vous l’aurez compris, pas besoin de soutien extérieur, une vraie liberté de mouvement suffit ! 

C’est donc grâce à toutes les informations sensorielles que vont lui donner ses orteils, sa plante de pied, sa cheville que le bébé sera en capacité de se réajuster pour se stabiliser en position debout. Par conséquent, l’acquisition de l’équilibre est optimale lorsque le pied est nu. Le cerveau  va analyser et traiter tous les stimuli dans le but d’affiner les différents sens, comme la proprioception par exemple. Quelle merveilleuse coopération entre le pied et le cerveau !

Le meilleur chaussage c’est quoi … ?

Que l’enfant trotte à quatre-patte, marche ou courre, le mieux c’est de le laisser au maximum pieds nus

Les enfants qui marchent longtemps pieds nus développent de meilleurs appuis et une meilleure « forme » de leur pied. En effet, marcher pieds-nus favorise une musculation harmonieuse du pied. La stimulation des récepteurs sensitifs favorise aussi une meilleure reconnaissance des sols et donc un meilleur ajustement à ceux-ci.

Mais bon, pas toujours facile de laisser nos chérubins gambader pieds-nus.

C’est vrai qu’en intérieur la question ne se pose pas trop. Alors qu’en extérieur, il s’agit d’une autre paire de manches. Surtout quand on a un bébé qui veut explorer ! Dans ce cas, on le chausse au mieux pour éviter qu’il ne se blesse. Et on agit avec modération comme toujours : on quitte les chaussures autant que possible ou encore on varie le type de chaussure.

L’idée de la chaussure n’est pas d’aider bébé à se tenir debout mais plutôt de le protéger du froid, des chocs et des dangers des sols non protégés. 

Quand chausser son enfant ?

En soit, tant que le bébé ne marche pas de façon autonome, pas besoin de chaussures à ses petits pieds. Le pieds nus ou les chaussons souples suffiront grandement. L’idéal sera de proposer des chaussures souples quand la marche sera acquise depuis plusieurs semaines. Et soit on reste en souple toute notre vie, soit on essaie de proposer du souple jusqu’à la fin de la croissance du pied.

Les critères d’une chaussure adaptée ?

Par conséquent, le combo gagnant d’une bonne chaussure pour bébé c’est : 

  • laisser le pied libre de tout mouvement
  • permettre au pied de ressentir tout ce qu’il se passe 

Le mot d’ordre c’est : du souple, du souple, et encore du SOUPLE !

La semelle doit être fine et souple en se pliant en long, en large et en travers (the must have). Ceci, afin de permettre aux récepteurs sensitifs du pied de capter toutes les informations sensorielles du sol ! Merci la proprioception de nous permettre d’adapter notre posture et nos appuis ! Cette semelle souple et fine permettra aux pieds et aux orteils de bouger et de prendre appui sans contrainte.

Comme le pied du bébé est en constante évolution, on optera pour une chaussure avec semelle plate. Ceci afin d’éviter des contraintes sur l’avant du pied. Un dénivelé viendra modifier la posture et perturber le bon déroulé du pied.

Au revoir le soutien de la voûte plantaire. Ce soutien va biaiser le retour sensoriel de la plante du pied et limiter la musculation naturelle. Tant qu’elle ne s’est pas dessinée naturellement, on peut la laisser de côté sur les semelles.

Pour laisser la cheville se renforcer harmonieusement, la chaussure doit être légèrement montante et s’arrêter juste en dessous de la malléole (l’os de la cheville). Le déroulé du pied sera alors optimal et l’articulation de la cheville pourra s’ajuster de la meilleure des façons.

Pied fin, pied large, plus dodu, chaque pied à sa propre morphologie ! Les chaussures doivent donc être adaptée à la morphologie des pieds de nos têtes blondes. Pour favoriser une marche naturelle, la chaussure doit être ajustée au pied. Petit + : une chaussure légère c’est beaucoup plus confortable pour se déplacer !

Évidemment, la chaussure doit être
Confortable
Facile à enfiler
Tenir AU pied sans être trop serrée (et non pas tenir LE pied)
Et être à la bonne taille. 

Quelles sont les conséquences d’un choix de chaussures inadaptées ?

Des chaussures inconfortables favoriseront une démarche moins harmonieuse. L’enfant peut mettre plus de temps à développer sa motricité par exemple. La marche peut être moins fluide. L’enfant peut se fatiguer plus vite puisque tout demandera plus d’efforts. Ce sont aussi de potentielles déformations arrivées à l’âge adulte. On y reviendra dans un prochain article.

NB : Cet article concerne les pieds qui vont bien. En cas de doute, d’inquiétudes ou de soucis orthopédiques avérés, consultez un professionnel compétent en la matière. Il répondra à vos interrogations et vous fera des recommandations spécifiques et personnalisées.

 Vis ma vie de maman psychomot’

Comme tout parent, je suis sensible au développement de mon bébé. D’autant plus avec mon oeil de psychomot. Ici, mon koala cabotte le long des meubles : elle se met debout avec appui et se déplace avec un seul appui. C’est aussi rigolo de la voir s’essayer au sans appui. Alors en fonction du contexte, je lui propose de varier ses appuis.

Elle reste essentiellement pieds-nus à la maison. Cependant, quand elle n’est pas pieds-nus, ça m’arrive de lui proposer des chaussons souples. Surtout quand on sort en extérieur, même si les nus pieds dans l’herbe c’est agréable. J’en parle ici parce qu’ils sont bourrés de qualités ces chaussons souples : c’est un effet pied-nus garanti avec en prime chaleur et anti-dérapant !

Les Kickers Sabio 

Et puis, j’ai eu le plaisir de lui faire tester les chaussures Kickers. Les Kickers, ce sont des chaussures que j’avais petite. Alors c’est une sacré nostalgie pour moi quand j’ai eu l’opportunité de lui faire essayer.

Voici donc les bottines Kickers Sabio. Déjà, elles sont supers jolies ! Mon koala n’a pas mis longtemps à les explorer avec ces douces couleurs. Je rappelle quand même que le confort prévaut sur l’esthétisme hein 😉 Mais si l’un va avec l’autre… C’est que du bonheur !

Nous voilà équipées pour nos balades en extérieur sur les terrains peu sécures et non protégés. Parce que oui, même si mon koala adore être portée, elle aime aussi vadrouiller. Et en extérieur, c’est pas toujours possible de la laisser pieds-nus ou en chausson alors les Sabio sont les bienvenues.

Tout d’abord, les sabio possèdent une semelle souple et flexible. Un critère essentiel si vous avez tout suivi !

Et c’est vrai que ce n’est pas facile à vérifier lorsqu’on commande. Ce sont des chaussures faites en cuir souple. Faut dire que Kickers se place comme une marque pédagogique qui propose une gamme de chaussures adaptées à chaque étape d’apprentissage. Alors ils s’efforcent de respecter les besoins des pieds de nos chérubins.

Constatez par vous même la souplesse de cette semelle.

Ensuite, ce que j’aime particulièrement, c’est la semelle intérieure qui est amovible. Elle présente un indicateur de croissance qui permet de surveiller le changement de pointure. Parce que je ne sais pas vous, mais moi je découvre la galère sans nom que c’est pour mesurer le peton de ma trotteuse en herbe. Bon, je ne sais pas si cette semelle est intégrée dans tous les modèles mais en tout cas, c’est malin.

Ce que j’aime moins, c’est la voute plantaire intégrée sur cette semelle amovible. Même si elle est légère, je trouve ça fort dommage pour une chaussure souple destinée aux tout-petits. Heureusement, on peut changer la semelle intérieure (ou décoller la voute plantaire intégrée en fonction des envies ^^).

Le petit détail qui fait la différence c’est le code couleurs rouge/vert pour repérer le pied droit et le pied gauche. Une pastille sous la chaussure et une étiquette colorée sur le côté.

Un moyen simple et ludique pour favoriser l’autonomie de l’enfant. Note pour plus tard !

Concernant mon koala, elle n’a pas trop rechigné à les mettre mais a eu besoin de temps pour s’habituer à les avoir aux pieds. Forcément, ça change grandement du pieds-nus même si la semelle est souple. Elle a quand même tout fait pour les mettre à la bouche le plus vite possible ! La fermeture par velcro c’est pratique pour gagner en rapidité quand on sort. Bébé ne perd pas patience.

Les Kickers Sabio ont l’air d’être des chaussures confortables et adaptées aux pieds des bébés. J’ai hâte de pouvoir lui proposer un modèle souple de la gamme SofterLine quand la marche sera bien acquise.

Il existe évidemment de nombreuses marques proposant des chaussures souples et à tous les prix. Néanmoins, tous les modèles d’une même marque ne sont pas forcément « en souple », c’est un peu comme partir à la recherche d’un trésor !

Et chez vous, les petits pieds, vous les chaussez avec quoi ?
Sur quels critères vous choisissez les paires de chaussures de vos chérubins (ou même les votre) ?
Vous connaissez des modèles en souple d’ailleurs?

Ressources 

Le site « L’Union Française pour la Santé du Pied »  met à disposition nombre de ressources sur la santé de nos pieds : les soins, la prévention etc. 
SFERHE – Guide de l’apprentissage des troubles de la marche chez l’enfant
« De la naissance aux premiers pas » de Michèle Forestier 
« Accompagner l’éveil psychomoteur du tout-petit » de Pascale Pavy et Claire Raoult
La marche de l’enfant: évolution de la marche pieds nus et étude comparative de l’influence des éléments de conception de la chaussure

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Psychomotricienne et blogueuse, j'ai à cœur de partager autour de la psychomotricité et de diffuser autant que possible de la petite enfance à la fin de la vie.

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